Quelle place pour l’altérité et la relation dans un monde de plus en plus virtualisé ?


Mercredi 23 mars 2011
19 h30 – 22h00
Forum 104 – 104, rue de Vaugirard, 75006 Paris
Métro Montparnasse ou Saint Placide.
Contribution aux frais : 10 €
Accueil dès 19h00
 


Le Club de Budapest France prolonge la réflexion sur les transformations sociétales et culturelles de notre temps avec un cycle consacré aux mutations que nous vivons.
 
Dans cette dernière soirée de Cycle nous aborderons la place de l’Internet et du Web 2.0 dans la construction de nouveaux types d’imaginaires. Parmi les mutations que nous vivons, les technologies de l’information et de la communication jouent un rôle essentiel dont on commence à mesurer les impacts à la fois positifs et négatifs.
 
Les technologies contemporaines sont de plus en plus des « technologies de l’esprit » et de l’imaginaire, comme les nommait Michel Foucault. Avec le web, le cyberespace, les systèmes d’information, les univers virtuels, les mondes en 3D, les jeux vidéo, ces technologies de l’imaginaire explosent.
 
Quel peut être le rôle des nouvelles technologies de l’information et de la communication et surtout comment permettent-elles de favoriser l’altérité et la relation ?
 
Cette soirée s’orchestra autour de trois temps forts:
 
Pierre MUSSO: philosophe de formation, docteur en sciences politiques et enseignant en sciences de l’information et de la communication à l’université de Rennes et à Télécom Paris Tech, il est l’initiateur de la « Chaire de la modélisation des imaginaires, innovation et création » qu’il dirige à l’Institut Télécom depuis 2010.
Auteur de nombreux livres dont Critique des réseaux, Réseaux et sociétés, Le sarkoberlusconisme, La Fabrique du Futur, il a contribué plus récemment au dossier spécial du Monde diplomatique Le temps des Utopies (été 2010).
Il nous expliquera comment il cherche aujourd’hui à identifier les imaginaires à l’œuvre dans les innovations et comment les mythes technologiques sont eux-mêmes sources d’imaginaires. Il communiquera ainsi sur le sens qu’il donne aux réseaux et à la « société en réseaux ».
 
Intermèdes musicaux : Cristal !
 
Arouna LIPSCHITZ : « Il faut repenser la relation à l’autre sans perdre l’Un ».
Née d’une famille juive en Lorraine au lendemain de l’Holocauste, elle entreprend des études à Tel-Aviv et à Nanterre qui l’amèneront au Doctorat de lettres. Après la rencontre avec un maître indien, elle devient Swami, femme-prêtre en robe orange en 1982. En 1986 elle s’installe au Canada et reprend sa vie amoureuse.
 De cette période naissent plusieurs livres Dis-moi si je m’approche, L’un n’empêche pas l’autre et, plus récemment, La voie de l’amoureux et 52 clés pour vivre l’amour.
 Philosophe de la relation et directrice d’une entreprise de production audiovisuelle, elle nous parlera d’altérité et de l’éthique de l’abondance. Fondatrice d’une école philosophique en ligne La voie de l’amoureux, elle nous expliquera comment elle se sert des nouvelles technologies pour construire d’autres plateformes relationnelles.
 
 
Cette soirée a été conçue par Carine Dartiguepeyrou.